Affichage des articles dont le libellé est prtl-tourisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est prtl-tourisme. Afficher tous les articles

vendredi 1 juillet 2022

PRTL 2022: L'eau source de vie.

Cette année le thème retenu concerne l’eau, source de vie.
Nous découvrirons des bonnes fontaines, objets de dévotions et parfois même encore de nos jours. Nous nous transformerons en détectives pour retrouver les lieux où se sont tenus les premiers baptêmes dans notre campagne limousine. Les églises aux nombreuses représentations de Jean le Baptiste (statues, tableaux…) seront souvent un indice dans notre recherche. Dans un recoin obscur de nos églises, nous retrouverons les fonts baptismaux que nous ne savons plus regarder. Et enfin, nous aurons la surprise de découvrir, en pleine ville une immense cuve baptismale pour le baptême d’adultes!

Retenez les dates des 10e journée-découvertes de la paroisse Notre-Dame de Lorette:
Vendredi 29 juillet et jeudi 4 Août 2022

De bonnes fontaines… en baptistères







Contact : Nicole Raynaud tél: 05.55.60.08.26 ; courriel : raynaudnicole161@gmail

mardi 4 août 2020

PRTL 2020 A l'ecole des retables.

La journée « Trésor baroque de nos églises » de la Pastorale du Tourisme et des Loisirs a attiré un public nombreux, venu se mettre à l’école de nos retables qui, avec force images et couleurs mettent en scène la Présence réelle du Christ dans le tabernacle.



Les curés du XVIIe s, concepteurs de ces retables, ont su s’adapter à leur peuple. A Saint-Sornin-la-Marche, où les fidèles sont très attachés aux dévotions de Pont-Saint-Martin, l’autel met en scène Martin donnant la moitié de son manteau à un pauvre pour culminer sur le Christ donnant toute sa vie par sa Passion. A Montrol-Sénard, où la population rurale craint les épidémies des hommes et des troupeaux, le retable montre Pardoux, protecteur des animaux et Roch, guérisseur de la peste. Mais à Mortemart, où les fidèles, frères carmes et seigneurs, ont une foi éclairée, sont présentés Charles Borromée, artisan du Concile de Trente, sainte Thérèse d’Avila, réformatrice des Carmes, ainsi que Roch rappelant que ruraux, moines et seigneurs sont égaux devant les épidémies.

Les retables invitent aussi l’homme d’aujourd’hui à centrer sa foi sur le Christ. Et l’abondance du décor naturaliste ne l’inviterait-elle pas à maintenir la biodiversité ? 

Ces meubles, parfois richement sculptés et aux couleurs vives s’inscrivent dans le courant exubérant de l’art baroque du XVIIe siècle. Ils ont été produits généralement par des artistes locaux. Ils correspondent à la lente mise en application du Concile convoqué à Trente, au Nord Est de l’Italie par le pape Paul III en 1545.

La mise en œuvre de ce Concile s’est poursuivie peu à peu et a permis de produire jusqu’au Concile de Vatican II de 1962, de lourdes chasubles, échancrées pour les bras et  richement décorées qui remplissent encore les sacristies de nos églises.



mardi 13 août 2019

PRTL2019 Nos églises témoins de temps de malheurs

 La Pastorale des Réalités du Tourisme et des Loisirs de la Paroisse Notre-Dame-de-Lorette en 2019

 

Compte-rendu des deux journées de découverte consacrées au thème :
"Des églises témoins de temps de malheurs"

 

Eglises à livre ouvert

Une centaine de personnes se sont rendues aux 7èmes journées de découverte du patrimoine religieux des 31 juillet et 13 août derniers. Ces visites s’étendaient cette année aux trois paroisses du Nord de la Haute-Vienne et avaient pour thème : « Des églises témoins de temps de malheurs ». Découvrir une église c’est, en quelque sorte, ouvrir et feuilleter un livre… 

Un livre d’Histoire de France, tout d’abord, quand les églises de Blond et d’Azat-le-Ris se dotent de redoutables bouches à feu pour chasser les huguenots à la fin du XVIe s. Livre d’Histoire de l’Europe quand les églises de Rancon ou du Dorat portent les stigmates du conflit entre les rois de France et d’Angleterre .

 

Mais c’est aussi un livre d’Art que les visiteurs ont feuilleté : d’un art savant dont l’élégant saint Roch d’Oradour-Saint-Genest est le témoin, ou d’un art populaire, mais ô combien émouvant, avec saint Sébastien de Rancon . 


C’est encore un livre d’Humanité qui a été ouvert : les larmes de Marie, à Nouic, ou sa main qui tente de réchauffer celle de son fils inanimé, au Dorat. Ces images touchent le cœur de chacun, croyant ou non.

Et c’est enfin un livre de Foi qui a été admiré. Les yeux de Marie de Nouic, tournés vers le Ciel pour prier, ou son regard d’oraison intérieure, au Dorat, témoignent des expressions de foi que les artistes du XVIe ou du XVIIe s., ont observé chez les fidèles en ces temps troublés de guerres, de disettes ou d’épidémies de peste. Par leur art, ils ont invité les hommes et les femmes terrorisés par les événements à se tourner vers Dieu et à lui donner leur confiance. Et aujourd’hui, ces artistes disparus et anonymes nous font toujours la même proposition.

A l’année prochaine pour lire d’autres chapitres du livre de nos églises !

Nicole Raynaud






 

  

Nos églises témoins de temps de malheurs

 

En regardant certaines églises de ces 3 paroisses, on observe avec émotion les stigmates de temps de malheurs : guerres et épidémies. 

En effet, des églises ont conservé des vestiges de fortifications : mâchicoulis, meurtrières, bretèches, échauguettes… Notre région a en effet souffert de la Guerre de Cent Ans et des Guerres de Religion.  Les populations, plongées dans le désarroi lors des passages de troupes, ont été contraintes à fortifier leur église pour se protéger pendant les alertes, mettre à l’abri les vivres et repousser les attaquants depuis le sanctuaire transformé en fortin. 

Ces guerres ont été la cause de misères : terres non cultivées, récoltes massacrées par le passage de troupes… Il s’en est suivi des famines et aussi des épidémies, notamment la redoutable peste apparue en 1356, pendant le Guerre de Cent Ans. En cinq ans, près de la moitié de la population européenne disparaît. Le phénomène restera cyclique dans notre région jusqu’au XVIIIe siècle. C’est alors que la population confie sa prière à des saints intercesseurs : la Vierge de Pitié, saint Antoine, saint Sébastien, saint Roch. Certaines de nos églises ont conservé des statues représentant ces saints personnages.

Deux journées sont proposées en 2019 : le mardi 30 juillet et le mardi 13 août. 


vendredi 10 août 2018

PRTL 2018 Visages de femmes.

 La Pastorale des Réalités du Tourisme et des Loisirs de la Paroisse Notre-Dame-de-Lorette en 2018

Compte-rendu de la journée de découverte consacrée 

aux "Visages de femmes du trésor de nos églises"

 le vendredi 10 août 2018

  Sept femmes pour l’humanité d'aujourd’hui

Vendredi 10 août, se tenait la 6e journée de la Pastorale du Tourisme (PRTL) de notre Paroisse  sur le thème : « Visages de femmes du trésor de nos églises » à  Mézières-sur-Issoire, Saint-Bonnet-de-Bellac, Bellac, Mortemart et Bussière-Boffy. Amateurs d’art, curieux d’histoire, croyants ou agnostiques, habitués ou nouveaux, ce sont quelque 70 personnes qui ont participé, en totalité ou en partie à cette journée. Toute une équipe était mobilisée pour décrire les œuvres, les interpréter, parler de la vie de ces saintes femmes et de l’histoire de leur culte. Les maires sont venus parler de leur commune. Et n’oublions pas toutes les personnes qui se sont dévouées pour installer les micros, éclairer les églises, installer les tables pour le repas à Bellac, préparer et servir le verre de l’amitié de Bussière-Boffy. Que tous soient ici chaleureusement remerciés !


Les sept saintes femmes représentées sur des tableaux, sculptures ou vitraux inspiraient, en conclusion, une méditation où il apparaît qu’elles demeurent des guides pour l’humanité toute entière ou plus particulièrement pour les baptisés d’aujourd’hui :

Radegonde, reine et moniale, tu nous parles d’attention au plus petit, au plus fragile, au démuni. Tu nous montres le chemin d’un Amour sincère qui s’engage dans la fraternité en faveur de toutes les détresses. 

Geneviève, tu encourages chaque femme d’aujourd’hui à oser se lever pour s’engager dans les associations, les conseils municipaux ou toute autre instance de décision. Tu encourages chaque femme à avoir de l’audace.

Philomène, tu n’as sans doute pas existé sous ce nom. Mais qu’importe, tu symbolises toutes les femmes martyres d’aujourd’hui, violentées, violées, déshonorées. Et avec ton ancre et ta palme, tu leur rends leur dignité.

Anne, grand-mère de Jésus, tu t’adresses à nos contemporains devenus grands parents. Tu leur rappelles leur vocation de transmetteurs, tant des valeurs d’humanité communes à tous, que de la foi au Dieu vivant.

Thérèse d’Avila, tu nous fais découvrir que chaque humain a une vie intérieure en nous faisant sentir que notre âme est un château habité par Dieu.

Marguerite-Marie, tu nous fais découvrir l’immensité du Cœur de Jésus et tu nous invites à sa dévotion.

Marie-Madeleine, tu guides la réflexion initiée par le Pape François sur le rôle des femmes en Eglise. Avec toi, chaque baptisé, femme ou homme, peut sentir qu’il est appelé à inventer son apostolat.







lundi 17 juillet 2017

PRTL 2017 Eglises et chapelles au siècle d’Aliénor d’Aquitaine

 Eglises et chapelles au siècle d’Aliénor d’Aquitaine - 17 juillet et 11 août

A cheval, par monts et par vaux, de Bordeaux à Poitiers, de Paris à Antioche, Aliénor d’Aquitaine a régné sur l’Empire Plantagenêt pendant presque tout le XIIe s. Quand on sait qu’elle fut Comtesse de la Marche de 1177 à 1199, on se prend à rêver… Est-elle venue prier dans les églises de Nouic, de Mortemart ou de Bellac ? A-t-elle comblé de ses largesses les prieurés de Châtain à Saint-Barbant et de Lagudet à Saint-Junien-les-Combes ?

L’équipe de la Pastorale du Tourisme de la Paroisse s’est posé cette question avec la centaine de personnes ayant participé aux deux journées proposées cet été, les 17 juillet et 11 août.

Pour la 2° édition, à Châtain, la pluie n’a pas arrêté les 55 personnes désireuses de voir l’oratoire de saint Liobot, vestige du prieuré. A Nouic, un diaporama a évoqué les travaux engagés au siècle d’Aliénor pour édifier une voûte. Tout près de la motte de Mortemart, les visiteurs ont découvert quelques pierres de l’église romane disparue dédiée à Saint-Hilaire. A Lagudet, la statuette du XVIIe s. de Thomas Becket renvoyait à l’époux d’Aliénor, Henri II, coupable d’avoir appelé au meurtre de l’évêque de Cantorbéry. Un diaporama a restitué l’église romane Notre-Dame de Bellac avec ses curieux chapiteaux bifides sculptés de lions magnifiques. 

L’objet le plus merveilleux de la journée, la châsse de Bellac (début du XIIe s.), avec ses médaillons émaillés, a conclu la journée. L’Arbre de Vie, recherché par deux aigles et deux lions, appelle en effet à sentir que la quête de la Beauté et de la Sagesse, toutes divines, est le propre de l’homme, quelle que soit sa philosophie






vendredi 12 août 2016

PRTL 2016 "Cinq églises rurales : rites et dévotions oubliés"

  1. Chapelle Saint-Jean-Baptiste de Bussière-Boffy
  2. Eglise de Saint-Martial-sur-Isop
  3. Eglise de Saint-Barbant
  4. Chapelle du Pont-Saint-Martin
  5. Eglise de Saint-Ouen-sur-Gartempe

Plus de 130 personnes ont participé à l’une des deux journées organisées par l’équipe de la Pastorale du Tourisme de la Paroisse. Ces journées se proposaient de faire découvrir, dans cinq églises ou chapelles, des vestiges de rites et de dévotions oubliés. Deux piscines eucharistiques étaient au programme.

Celle de la chapelle Saint-Jean-Baptiste de Bussière-Boffy présente deux bassins : un pour le lavabo, avant la consécration ; l’autre pour éliminer, à l’intérieur du mur sacré, l’eau du calice purifié après la communion.

Celle de l’église de Saint-Martial n’a plus qu’un seul bassin car à la fin du XIIIème, le Pape Innocent III ordonne aux prêtres de boire le contenu du calice purifié. 

A Saint-Barbant, point de piscine, et quelques rares épaves de l’église romane primitive, reconstruite au XIXème s. par étapes. Un diaporama permettait d’évoquer les circonstances historiques qui peuvent expliquer la contigüité des deux bourgs de Saint-Martial et Saint-Barbant. Mais le clou de la journée était le bel ex-voto en calcaire du siège de Rhodes par les turcs en 1480, découvert dans le sol de la chapelle du Pont-Saint-Martin. La représentation, dans une église, des deux turcs poignardés choque à juste titre l’honnête homme d’aujourd’hui. Mais la statue de saint François de l’église de Saint-Ouen nous ramenait au dialogue islamo-chrétien en rappelant la visite amicale de François au Sultan en pleine croisade. Une journée culturelle, certes, mais la conclusion se faisait spirituelle, en rappelant que plus encore que le bâtiment-église, tout être humain, quel qu’il soit, est demeure sacrée du Dieu vivant.